Samsung Galaxy S25 Ultra : le flagship Android à tout faire, du S Pen au zoom x5
Écran 6,9 pouces, Snapdragon 8 Elite et 200 Mpx : le porte-étendard de Samsung vise l'exhaustivité.
Synthèse de 12 sources notées.
+ Points forts
- Écran AMOLED lumineux et antireflet parmi les meilleurs du marché
- Autonomie de plus de deux jours en usage courant
- Polyvalence photo du grand-angle au zoom x5
- S Pen intégré, rare sur ce segment
- Sept ans de mises à jour logicielles garanties
− Points faibles
- Recharge filaire limitée à 45 W, lente face aux rivaux
- S Pen privé de Bluetooth et de ses commandes à distance
- Évolutions matérielles minimes face au Galaxy S24 Ultra
- Colorimétrie en retrait hors du mode Naturel
Caractéristiques
| Écran | Dynamic AMOLED 2X 6,9", 3120 x 1440, 1-120 Hz |
|---|---|
| Luminosité annoncée | jusqu'à 2600 cd/m² en pic HDR |
| Processeur | Snapdragon 8 Elite for Galaxy, 12 Go RAM |
| Stockage | 256, 512 ou 1024 Go, non extensible |
| Photo arrière | 200 + 50 + 10 + 50 Mpx, zoom optique x5 |
| Photo avant | 12 Mpx |
| Vidéo | 8K à 30 i/s, mode Galaxy Log |
| Batterie | 5000 mAh, charge 45 W filaire, 15 W sans fil |
| Stylet | S Pen intégré, sans Bluetooth |
| Résistance | cadre titane, Gorilla Armor 2, IP68 |
| Système | Android 15, One UI 7, 7 ans de mises à jour |
| Gabarit | 218 g pour 8,2 mm d'épaisseur |
Design et ergonomie
Le Galaxy S25 Ultra tourne la page du style hérité du Galaxy Note pour s'aligner sur le reste de la gamme S25 : coins arrondis, tranches plates et cadre en titane. Le changement se ressent surtout une fois l'appareil en main. À 218 grammes pour 8,2 mm d'épaisseur, il perd 14 grammes et 0,4 mm face au S24 Ultra, de quoi rendre ce gabarit de 6,9 pouces plus facile à manipuler au quotidien.
Samsung affine l'ergonomie sans renoncer au S Pen ni à la batterie de 5000 mAh, un équilibre rare sur un smartphone de cette taille. Le stylet se loge toujours dans la tranche basse, mais il perd sa connectivité Bluetooth : exit le déclenchement photo à distance et les commandes gestuelles, une régression assumée par la marque au nom d'un faible usage réel.
La façade et le dos passent au verre Gorilla Armor 2, annoncé plus résistant aux rayures. The Verge a pourtant relevé de fines rayures après une semaine d'utilisation. La certification se limite à un IP68, là où le OnePlus 13 grimpe déjà à l'IP69. Les finitions, elles, restent parmi les plus soignées du marché.
Un écran qui reste la référence
L'écran a longtemps été le point fort des Ultra, et cette dalle Dynamic AMOLED 2X de 6,9 pouces (3120 x 1440 pixels, 1 à 120 Hz) ne déroge pas à la règle. La luminosité annoncée culmine à 2600 cd/m², une valeur de laboratoire. Dans les faits, Frandroid a mesuré 1445 cd/m² en SDR et 2356 cd/m² en pic HDR, largement de quoi rester lisible en plein soleil.
Le traitement antireflet du Gorilla Armor 2 fait la différence en extérieur, même si Notebookcheck note un revêtement un cran moins efficace que celui du S24 Ultra, plus durable en contrepartie. Côté couleurs, le bilan est contrasté : le Labo Fnac accorde une fidélité colorimétrique parfaite en mode Naturel, mais relève un taux de contraste en repli, à 369:5 contre 545:5 sur la génération précédente.
La calibration reste l'une des plus soignées du marché Android, à condition de délaisser le mode Vif, qui pousse volontairement les teintes. Les amateurs de HDR profitent de la compatibilité HDR10+.
Performances et gestion thermique
Sous le capot, le Snapdragon 8 Elite for Galaxy épaulé par 12 Go de RAM place le S25 Ultra parmi les mobiles les plus rapides du moment. Les jeux exigeants comme Genshin Impact tournent sans accroc, et les Future Labs de TechRadar le situent même légèrement devant l'iPhone 16 Pro Max en calcul multicœur.
La nuance vient de la constance. Samsung a manifestement bridé la puce pour privilégier l'endurance et la dissipation. Presse-citron a mesuré des chutes de performances d'environ 40 % sur les jeux 3D gourmands, quand des rivaux dotés du même processeur, comme le OnePlus 13 que nous avons testé, tiennent des fréquences plus élevées.
Ce choix se traduit par une chauffe très contenue, le cadre en titane restant tempéré même en session prolongée, aidé par une chambre à vapeur revue. Pour l'immense majorité des usages, la stratégie est cohérente : l'expérience reste fluide, et seuls les joueurs les plus assidus regretteront l'absence d'un mode performances extrêmes proposé ailleurs. On retrouve aussi Samsung DeX pour un usage bureautique.
Autonomie et charge
La batterie de 5000 mAh n'évolue pas, mais l'optimisation du Snapdragon 8 Elite fait grimper l'endurance. Numerama relève plus de deux jours d'autonomie en usage mesuré, un résultat qui place le S25 Ultra parmi les meilleurs de sa catégorie malgré une capacité modeste au regard des 6000 mAh désormais courants sur certains flagships chinois.
Le bât blesse sur la recharge. Limitée à 45 W en filaire et 15 W sans fil, elle accuse son âge : Les Numériques mesure une charge complète en 57 minutes, correcte mais loin des standards actuels. 01net souligne le même retard, le OnePlus 13 bouclant l'exercice en 39 minutes grâce à sa charge 100 W.
L'autonomie compense largement cette lenteur au rechargement, d'autant que la charge sans fil Qi2 n'est accessible qu'au prix d'une coque aimantée, faute d'aimants intégrés. Deux jours loin d'une prise restent atteignables en usage classique, ce qui demeure l'argument fort du modèle.
Photo : la polyvalence avant tout
Le module photo reprend l'essentiel du S24 Ultra : capteur principal de 200 Mpx, téléobjectifs x3 (10 Mpx) et x5 (50 Mpx), le tout épaulé par un zoom hybride jusqu'à x10. La seule vraie nouveauté matérielle est l'ultra grand-angle, qui passe à 50 Mpx. The Verge confirme un gain de détail en basse lumière sur ce capteur, aidé par une ouverture f/1,9.
Le Labo Fnac note l'ensemble photo à 8,5/10 et observe surtout des progrès sur la sensibilité et le rendu nocturne, fruit d'un travail logiciel plus que d'une refonte optique. La force du S25 Ultra reste sa couverture focale, du très grand-angle au zoom lointain, difficile à égaler. Le rendu privilégie des couleurs saturées, là où le Google Pixel 10 Pro que nous avons testé vise plus de naturel.
En vidéo, la capture 8K et le mode Galaxy Log ouvrent la porte à un étalonnage sérieux en post-production. Le zoom x100 relève surtout du gadget, mais la partie utile du bloc photo tient ses promesses.
Logiciel et IA : le vrai chantier de l'année
C'est côté logiciel que Samsung a concentré ses efforts. One UI 7, basé sur Android 15, revoit en profondeur l'interface : tiroir d'applications vertical, volets de notifications et de contrôle séparés, icônes retravaillées et Now Bar affichant des informations contextuelles sur l'écran de verrouillage. La surcouche figure aujourd'hui parmi les plus abouties d'Android.
Galaxy AI s'étoffe surtout via l'intégration de Gemini, accessible par une pression longue sur le bouton latéral, capable d'enchaîner des actions entre plusieurs applications. En pratique, l'assistant vise juste sur les demandes simples mais bute encore dès que les tâches se compliquent, un constat partagé par la plupart des testeurs. Le Now Brief, censé résumer la journée, reste la fonction la moins convaincante.
Samsung promet sept ans de mises à jour système et de sécurité, un engagement qui aligne le constructeur sur Google et rassure sur la longévité. Reste que ces nouveautés logicielles arriveront aussi sur les Galaxy S24 et S23, ce qui limite le caractère exclusif du S25 Ultra.
Verdict
Le Galaxy S25 Ultra reste une valeur sûre du très haut de gamme Android : écran de référence, endurance solide, bloc photo d'une polyvalence rare et suivi logiciel de sept ans. Son défaut tient à son point de départ. Les évolutions matérielles face au S24 Ultra sont minces, et l'essentiel du progrès se joue sur One UI 7 et l'IA, des nouveautés destinées à redescendre sur les générations précédentes. S'ajoutent une charge d'un autre temps et un S Pen amputé de son Bluetooth.
Lancé à 1469 euros, le smartphone se trouve désormais autour de 840 euros, un tarif qui rend la proposition nettement plus intéressante et le rapproche de rivaux comme le OnePlus 13. Depuis, Samsung a présenté le Galaxy S26 Ultra, qui reprend la même prudence dans l'évolution. Pour qui vient d'un S22 Ultra ou d'un modèle plus ancien, le saut reste net ; les possesseurs d'un S24 Ultra, eux, n'y gagneront pas grand-chose. À ce prix revu, il figure parmi les meilleures options de notre sélection de smartphones testés.
Questions fréquentes
Le Samsung Galaxy S25 Ultra vaut-il la mise à jour depuis un S24 Ultra ? +
Pas vraiment. Les différences matérielles se limitent à l'ultra grand-angle 50 Mpx et au Snapdragon 8 Elite, et One UI 7 arrive aussi sur le S24 Ultra. Le saut n'est net que depuis un S22 Ultra ou un modèle plus ancien.
Quelle est l'autonomie du Galaxy S25 Ultra ? +
Sa batterie de 5000 mAh tient plus de deux jours en usage courant. Numerama a mesuré cette endurance, parmi les meilleures de sa catégorie, malgré une capacité restée identique au S24 Ultra.
Le S Pen du Galaxy S25 Ultra fonctionne-t-il comme avant ? +
Il sert toujours à écrire et dessiner, mais il perd le Bluetooth. Les commandes à distance, comme le déclenchement photo, ne sont plus disponibles.
Le Galaxy S25 Ultra est-il étanche ? +
Oui, il est certifié IP68, soit une immersion jusqu'à 1,5 mètre pendant 30 minutes. Il n'atteint pas l'IP69 proposé par certains rivaux comme le OnePlus 13.
Combien coûte le Galaxy S25 Ultra aujourd'hui ? +
Lancé à 1469 euros en 256 Go, il se négocie désormais autour de 840 euros neuf, ce qui améliore nettement son intérêt face à la concurrence.
84/100
Le plus petit des Galaxy S garde son allure d'iPhone et gagne une autonomie convaincante.
89/100
Un quadruple module Leica taillé pour la photo, épaulé par un périscope 200 Mpx.
78/100
Un dos comme aucun autre, une charge express, mais un Snapdragon volontairement en retrait.