DJI Lito 1 : le drone caméra qui modernise l'entrée de gamme DJI sous 340 €
Détection omnidirectionnelle, 4K à 100 i/s et pilotage accessible pour un premier drone.
Synthèse de 3 sources notées.
+ Points forts
- Plateforme moderne héritée du Lito X1 à 339 euros
- Détection d'obstacles omnidirectionnelle rare à ce prix
- Pilotage vif et liaison DJI O4 très stable
- Bonne qualité d'image en plein jour, photo RAW
- Automatismes complets : ActiveTrack, MasterShots, QuickShots
− Points faibles
- Capteur 1/2 pouce vite limité en basse lumière
- Pas de profil D-Log M ni de vrai mode HDR
- Nacelle non rotative, pas de 4K vertical natif
- Écart de prix ténu avec le Lito X1 mieux équipé
Caractéristiques
| Capteur | CMOS 1/2 pouce 48 Mpx, optique 26 mm f/1.8 |
|---|---|
| Vidéo | 4K jusqu'à 60 i/s en 10 bits, 4K 100 i/s en ralenti |
| Photo | 12 et 48 Mpx, formats JPEG et DNG RAW |
| Nacelle | stabilisation mécanique sur 3 axes |
| Détection d'obstacles | omnidirectionnelle, 2 caméras fisheye dès 5 lux |
| Transmission vidéo | liaison DJI O4 longue portée |
| Autonomie annoncée | 36 min, batterie 2590 mAh |
| Poids | 249 g, châssis pliable, classe C0 |
| Radiocommande | DJI RC-N3, compatible DJI RC 2 |
| Stockage | carte microSD, pas de mémoire interne |
| Charge | USB-C Power Delivery jusqu'à 30 W |
| Transfert | Wi-Fi 6 QuickTransfer jusqu'à 50 Mo/s |
Un format de poche taillé pour voyager
Le Lito 1 reprend trait pour trait le châssis pliable inauguré par le Lito X1. Bras repliés, il tient dans une grande poche et affiche 249 grammes sur la balance, ce qui le maintient en classe C0. Concrètement, il se pilote sans examen dans la plupart des pays européens, un argument décisif pour un premier drone. DJI a conservé l'astuce des bras qui font office d'interrupteur : on déplie, l'appareil s'allume, et une trentaine de secondes suffisent pour décoller.
La radiocommande RC-N3 fournie s'appuie sur le smartphone en guise d'écran, mais le drone reste compatible avec la DJI RC 2 et son écran intégré. Sur ce point, le Lito 1 profite de tout l'écosystème maison, au même titre que le DJI Mini 4K qu'il remplace dans l'entrée de gamme. La finition plastique ne cherche pas l'esbroufe, mais l'ensemble paraît solide et les patins protègent les capteurs inférieurs au posé. Seule différence visible avec le X1 : les fentes d'aération remplacent le module LiDAR sur la face avant.
Un capteur modeste qui s'en sort en plein jour
Le cœur du compromis se joue derrière l'objectif. Là où le Lito X1 embarque un capteur 1/1,3 pouce, le Lito 1 se contente d'un CMOS 1/2 pouce de 48 mégapixels associé à une optique équivalente à un 26 mm ouvrant à f/1,8. En pleine lumière, l'écart est moins marqué qu'on pourrait le croire : les images sont propres, bien définies et les couleurs agréables. La prise de vue en RAW (DNG) laisse même un peu de latitude au montage.
Les limites arrivent quand la lumière baisse. Presse-citron relève un bruit numérique trop présent dès la tombée du jour, faute de profil D-Log M ou de vrai mode HDR pour rattraper les hautes lumières. Côté vidéo, le Lito 1 fait pourtant peu de concessions : 4K jusqu'à 60 i/s en 10 bits, un mode 4K à 100 i/s réservé aux ralentis et un format vertical en 2,7K obtenu par recadrage. La nacelle mécanique trois axes ne bascule pas à la verticale, il faut donc recadrer en post-production pour alimenter les réseaux. Pour du contenu de voyage ou de vlog, le rendu suffit largement ; les vidéastes qui étalonnent viseront plutôt le DJI Mini 5 Pro et son capteur plus généreux.
Un pilotage vif et une sécurité rassurante
DJI a repris la base mécanique du Lito X1 : mêmes moteurs, même électronique, mêmes sensations. Le drone décolle en douceur, répond au doigt et à l'œil et trace des trajectoires nettes. En mode Normal, il file à environ 42 km/h ; en Sport, la fiche annonce 18 m/s, soit 65 km/h. Frandroid relève plutôt 55 km/h en conditions réelles, quand Space mesure une pointe proche des 65 km/h annoncés. De quoi suivre un cycliste sans effort.
La vraie nouveauté à ce niveau de gamme reste la détection d'obstacles omnidirectionnelle, absente du Mini 4K. Elle repose ici sur deux caméras fisheye seulement, une sur le dessus, une sous le drone, épaulées par de nouveaux algorithmes inaugurés sur le Neo 2. Le résultat convainc jusqu'à des éclairages faibles. L'absence de LiDAR frontal se paie surtout en sous-bois ou de nuit, deux cas où le X1 garde l'avantage. Pour un débutant qui redoute le crash, ce filet de sécurité change tout, comme sur le DJI Neo mais avec une couverture bien plus complète.
Autonomie : le vent comme premier adversaire
DJI annonce 36 minutes de vol, un chiffre obtenu en conditions idéales. Sur le terrain, les mesures convergent vers une valeur plus prudente. Frandroid relève environ 25 minutes par vent faible, avec 6 km parcourus à vitesse stabilisée, une autonomie qui tombe autour de 12 minutes dès qu'il faut affronter un vent de face, et décrit une liaison stable bien au-delà de 3 km sans obstacle. Space arrive à près de 24 minutes avant le déclenchement du retour automatique. Une seule batterie suffit pour découvrir l'appareil, mais le pack Fly More et ses deux accus supplémentaires deviennent vite indispensables.
La transmission s'appuie sur la dernière liaison DJI O4, et c'est l'une des vraies forces du Lito 1. L'image reste fluide et bien définie sur la radiocommande, et la portée couvre largement tous les usages autorisés en France. La recharge passe par un port USB-C Power Delivery jusqu'à 30 W, tandis que le hub du pack Fly More grimpe à 60 W pour recharger deux batteries à la fois.
DJI Fly et les automatismes des grands
Le Lito 1 hérite de la panoplie logicielle maison : ActiveTrack pour le suivi de sujet, QuickShots et MasterShots pour les figures automatiques, Hyperlapse, panoramas ou Point of Interest. Ces automatismes permettent à un débutant de rentrer avec de beaux plans sans savoir piloter, ce qui reste l'argument central de ce type de drone. Le suivi se montre fluide tant que l'environnement n'est pas trop encombré ; dans les scènes très denses, il lui arrive de perdre sa cible, un comportement encore perfectible.
L'application DJI Fly reste une référence de simplicité, avec des tutoriels intégrés et suffisamment de réglages pour les utilisateurs plus avancés. Le transfert des fichiers profite du Wi-Fi 6 QuickTransfer, jusqu'à 50 Mo/s vers le smartphone, pratique pour publier une séquence dans la foulée. Face au reste des drones que nous avons testés, le Lito 1 se distingue en apportant ces fonctions avancées tout en bas du catalogue.
Verdict : le nouveau mètre-étalon pour débuter
Avec le Lito 1, DJI ne rafistole plus un ancien Mini : il démocratise sa plateforme récente. Transmission O4, détection tous azimuts, automatismes complets et pilotage soigné se retrouvent désormais pour moins de 340 euros, ce qui en fait l'une des portes d'entrée les plus cohérentes du marché. La presse française comme étrangère salue le même équilibre, avec des notes élevées côté Frandroid et Presse-citron.
Reste la question du placement. Pour 80 euros de plus, le Lito X1 ajoute un plus grand capteur, le D-Log M, un LiDAR et un stockage interne, de quoi hésiter si l'on tourne souvent dans la pénombre. À l'inverse, ceux qui cherchent le drone le plus simple regarderont du côté du Neo. Mais pour filmer un voyage, une randonnée ou une sortie à vélo avec un appareil compact, sûr et abordable, le Lito 1 coche presque toutes les cases. Il ne réinvente rien, il rend simplement accessible ce qui coûtait bien plus cher hier.
Questions fréquentes
Le DJI Lito 1 nécessite-t-il une formation ou un enregistrement ? +
Sous 250 grammes et classé C0, il se pilote sans examen dans la plupart des pays européens. En France, l'enregistrement en ligne de l'exploitant reste obligatoire car le drone embarque une caméra.
Quelle est la différence entre le DJI Lito 1 et le Lito X1 ? +
Le Lito X1, vendu environ 80 euros de plus, ajoute un capteur 1/1,3 pouce, le profil D-Log M, un LiDAR frontal et 42 Go de stockage interne. Le Lito 1 conserve la même plateforme de vol.
Combien de temps vole le DJI Lito 1 ? +
DJI annonce 36 minutes, mais les tests indépendants relèvent plutôt 23 à 25 minutes en usage réel, et moins encore par vent de face. Le pack Fly More et ses batteries supplémentaires sont conseillés.
Le DJI Lito 1 filme-t-il en vertical pour les réseaux sociaux ? +
Sa nacelle ne bascule pas à la verticale. Le format vertical est obtenu par recadrage en 2,7K, sans 4K verticale native.
Faut-il une carte microSD avec le DJI Lito 1 ? +
Oui, il ne dispose d'aucune mémoire interne, contrairement au Lito X1. Une carte microSD est indispensable pour enregistrer photos et vidéos.
94/100
LiDAR frontal, nacelle rotative à 225° et vidéo 4K en 10 bits pour les créateurs nomades.
90/100
Détection d'obstacles à 360° et vidéo 4K soignée pour piloter sans permis, même débutant.
77/100
Se filmer en vol d'une simple pression, sans manette ni notions de pilotage.