DJI Mini 4 Pro : le drone qui glisse les fonctions des grands sous 250 grammes
Détection d'obstacles à 360° et vidéo 4K soignée pour piloter sans permis, même débutant.
Synthèse de 6 sources notées.
+ Points forts
- Pilotable sans formation et au-dessus des personnes (classe C0)
- Détection d'obstacles omnidirectionnelle efficace au quotidien
- Vidéo 4K et profil D-Log M dignes d'un drone supérieur
- ActiveTrack 360 et WayPoints inédits sur ce gabarit
- Format ultracompact qui tient dans un sac photo
− Points faibles
- Tenue au vent limitée, qui rabote l'autonomie
- Autonomie réelle proche de 25 min, loin des 34 min annoncées
- Ni bloc d'alimentation ni filtres ND fournis
- Capteur à diaphragme fixe, sans ouverture réglable
Caractéristiques
| Capteur | CMOS 1/1,3", 48 Mpx, objectif 24 mm f/1,7 |
|---|---|
| Vidéo | 4K 60 ips, ralenti 4K 100 ips et 1080p 200 ips |
| Profils | HLG et D-Log M 10 bits |
| Stabilisation | nacelle mécanique 3 axes |
| Poids | moins de 249 g en ordre de vol (classe C0) |
| Autonomie annoncée | jusqu'à 34 min (batterie standard) |
| Détection | obstacles omnidirectionnelle, APAS 5.0 |
| Transmission | OcuSync 4, retour 1080p jusqu'à 20 km |
| Suivi | ActiveTrack 360 et WayPoints |
| Stockage | 2 Go internes + microSD jusqu'à 512 Go |
| Résistance au vent | 10,7 m/s annoncée |
| Prix de lancement | 799 € (radiocommande RC-N2) |
Un concentré de technologie sous 249 grammes
Le Mini 4 Pro reprend presque trait pour trait la silhouette du Mini 3 Pro : un châssis tout plastique, des bras repliables et un gabarit qui se glisse dans un sac photo. Plié, il mesure 148 x 94 x 64 mm, assez peu pour l'emporter sans y penser. DJI a surélevé les capteurs avant, ajouté une LED ventrale et déplacé les feux de signalisation sur les bras arrière, des retouches discrètes mais utiles en vol. L'essentiel tient dans un chiffre : moins de 249 grammes batterie incluse, ce qui place l'appareil en classe C0 et le dispense de l'examen théorique exigé pour les drones plus lourds.
Ce poids plume se paie par une impression de fragilité, mais la balance reste tenue : TechGearLab a pesé 244 grammes sur son exemplaire, marge confortable sous la limite réglementaire. Cette compacité reste le premier argument du Mini 4 Pro, comme pour le reste de la gamme légère que nous suivons dans notre comparatif des drones. La contrepartie est connue : pas de certification IP, donc pas de vol sous la pluie, et une coque qui supporte mal les chocs.
Pilotage et détection d'obstacles
Comme toute la gamme Mini, le Mini 4 Pro vole en douceur. Trois modes (Normal, Ciné, Sport) couvrent du travelling posé au pilotage nerveux, la vitesse grimpant jusqu'à 16 m/s en Sport, mode qui désactive l'évitement et reste déconseillé aux débutants. La grande nouveauté tient à la détection d'obstacles, désormais omnidirectionnelle grâce à six caméras et un capteur ToF qui alimentent le système APAS 5.0. L'appareil contourne les obstacles au lieu de simplement s'arrêter devant.
Le système n'est pas infaillible. Les Numériques rapporte un crash lors de ses premiers essais, le drone ayant tenté de fuir vers le haut au milieu de branchages avant de casser un bras, incident disparu après une mise à jour du firmware. Frandroid pointe de son côté un drone un peu lent à réagir face aux vents forts. En conditions normales, l'assistance inspire confiance, y compris pour un premier drone. ActiveTrack 360 suit un sujet en mouvement via une interface à deux cercles très lisible, et les WayPoints, inédits sur un modèle de cette catégorie, permettent de rejouer un trajet à l'identique pour se concentrer sur la prise de vue. Face au DJI Neo que nous avons testé, taillé pour le selfie volant, le Mini 4 Pro joue dans une catégorie autrement complète.
Photo et vidéo, le vrai argument
Le Mini 4 Pro embarque le capteur CMOS 1/1,3 pouce de 48 Mpx déjà vu sur le Mini 3 Pro, associé à un objectif 24 mm ouvrant à f/1,7 et à une nacelle stabilisée mécaniquement sur trois axes. La nouveauté est interne : l'ISP emprunté au DJI Air 3, qui élargit la dynamique et soigne les basses lumières. La vidéo monte en 4K 60 ips, avec des ralentis en 4K 100 ips, et ouvre les profils 10 bits HLG et D-Log M pour l'étalonnage, une souplesse rare à ce poids.
Dans les faits, le gain reste mesuré. TechRadar juge l'image quasi identique à celle du Mini 3 Pro, l'essentiel des progrès venant du logiciel plutôt que du capteur. TechGearLab note la qualité d'image 7 sur 10 et classe le drone troisième de son comparatif de onze modèles, en relevant une latitude limitée sur les hautes lumières. Le rendu reste au-dessus de ce que produit habituellement un capteur de cette taille, surtout en plein jour. Le diaphragme fixe oblige à passer par des filtres ND optionnels pour maîtriser la vitesse d'obturation, et le complément ultra grand-angle, lui aussi en option, pique moins que le 24 mm d'origine.
Autonomie, charge et transmission
DJI annonce 34 minutes de vol avec la batterie standard. Sur le terrain, où le vent et la captation vidéo pèsent, le chiffre fond : Clubic relève environ 25 minutes avant l'alerte de retour automatique, un ordre de grandeur que confirme Presse-citron. TechRadar situe la fourchette réelle entre 20 et 25 minutes selon la nervosité du pilotage. C'est honnête pour 249 grammes, mais en retrait d'un Air 3 et de ses batteries plus généreuses.
La recharge demande de la patience, d'autant que DJI ne fournit aucun bloc d'alimentation : comptez environ une heure par batterie avec un chargeur 30 W, davantage sinon. La transmission s'appuie sur OcuSync 4, qui maintient un retour vidéo 1080p jusqu'à 20 km annoncés, portée théorique que la réglementation française, fondée sur le vol à vue, interdit d'exploiter pleinement. L'autonomie réelle est le compromis le plus visible de ce format. Pour débuter à moindre coût, le DJI Mini 4K que nous avons testé reste une porte d'entrée plus simple, sans détection omnidirectionnelle ni profils log.
Verdict
Le Mini 4 Pro réussit son pari : faire entrer la détection d'obstacles à 360°, le suivi ActiveTrack 360 et une vidéo 4K travaillée dans un appareil que l'on pilote sans formation. Pour un premier drone sérieux, ou comme second boîtier léger d'un vidéaste équipé en Mavic, il vise juste. Sa légèreté reste à double tranchant : dès que le vent forcit, l'appareil se crispe et l'autonomie se réduit, un constat récurrent chez les testeurs anglophones. Pour voler souvent en bord de mer ou en altitude, un modèle plus lourd encaisse mieux.
Reste la question du calendrier. Depuis septembre 2025, le Mini 5 Pro lui succède avec un capteur 1 pouce et une détection LiDAR, sans toujours coûter plus cher. Le Mini 4 Pro garde l'avantage d'une cote bien installée et d'une polyvalence qui couvre la majorité des usages loisir et création. La presse française se montre unanime, avec des notes situées entre 9 et 9,2 sur 10, là où les médias anglophones tempèrent un peu sur la prise au vent et le faible écart avec le Mini 3 Pro.
Questions fréquentes
Le DJI Mini 4 Pro nécessite-t-il une formation pour voler ? +
Non. Sous 249 grammes, il relève de la classe C0 : aucun examen théorique obligatoire, mais une inscription comme exploitant sur AlphaTango reste requise car il embarque une caméra.
Quelle est l'autonomie réelle du DJI Mini 4 Pro ? +
DJI annonce 34 minutes. En usage réel avec vent et captation vidéo, Clubic et Presse-citron relèvent plutôt 25 minutes avant le retour automatique.
Le DJI Mini 4 Pro résiste-t-il bien au vent ? +
Sa légèreté le rend sensible aux rafales. La stabilisation tient l'image, mais les testeurs notent un drone qui se crispe et perd en autonomie quand le vent forcit.
RC-N2 ou RC 2, quelle radiocommande choisir ? +
La RC-N2 utilise votre smartphone et coûte moins cher. La RC 2 intègre un écran 5,5 pouces lumineux, plus pratique en plein soleil et plus rapide à mettre en route.
Le DJI Mini 4 Pro est-il remplacé par le Mini 5 Pro ? +
Oui, le Mini 5 Pro lui a succédé en septembre 2025 avec un capteur 1 pouce et une détection LiDAR. Le Mini 4 Pro reste pertinent pour la plupart des usages loisir.
94/100
LiDAR frontal, nacelle rotative à 225° et vidéo 4K en 10 bits pour les créateurs nomades.
77/100
Se filmer en vol d'une simple pression, sans manette ni notions de pilotage.
96/100
Le ticket d'entrée de DJI pour filmer vu du ciel, sans permis ni enregistrement.