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Drone DJI Synthèse mise à jour le 4 juin 2026

DJI Neo : le drone selfie de 135 g qui décolle de la paume pour filmer vos sorties

Se filmer en vol d'une simple pression, sans manette ni notions de pilotage.
Synthèse de 6 sources notées.

DJI Neo

+ Points forts

  • Décollage et atterrissage dans la paume, sans manette
  • Format de 135 g qui se glisse dans une poche
  • Six plans automatiques exploitables sans aucune expérience
  • 22 Go de mémoire interne, soit près de 40 min de 4K
  • Classe C0: vol sans formation sous les 250 g

− Points faibles

  • Nacelle stabilisée sur un seul axe, en retrait des modèles trois axes
  • Tient mal le cap dès que les rafales se renforcent
  • Batterie limitée à un quart d'heure en usage réel
  • Moteurs aigus et bruyants, difficiles à faire oublier

Caractéristiques

Poids 135 g prêt à voler
Capteur 1/2 pouce, 12 Mpx
Vidéo 4K à 30 i/s, 1080p à 60 i/s
Objectif ultra grand-angle 117,6°, f/2,8
Stabilisation nacelle mécanique 1 axe + RockSteady
Stockage 22 Go internes, pas de microSD
Batterie 1435 mAh, 17 à 18 min annoncés
Résistance au vent niveau 4 (8 m/s)
Vitesse max 8 m/s en Sport, 16 m/s en manuel FPV
Pilotage sans manette, smartphone, RC-N3 ou Goggles 3
Classe réglementaire C0 (moins de 250 g)
Transmission jusqu'à 10 km avec la RC-N3 (O4)

Un concentré de drone dans la paume

Le DJI Neo pousse à l'extrême l'idée de drone de poche. Il pèse 135 g prêt à voler et mesure 130 x 157 x 48,5 mm, à peine plus que la paume d'une main. DJI reprend la silhouette arrondie de l'Avata 2, avec un carénage plastique gris clair façon cinewhoop dont les grilles supérieures et inférieures protègent à la fois les hélices et les doigts au moment de l'attraper. La construction inspire confiance malgré la légèreté, et les grilles s'enlèvent en quelques secondes pour changer les hélices.

L'appareil mise sur la sobriété: un bouton d'alimentation, un bouton de sélection de mode entouré de pictogrammes, et c'est à peu près tout. La caméra repose sur une nacelle stabilisée mécaniquement sur un seul axe, là où les autres drones de notre comparatif misent le plus souvent sur trois axes. Le stockage se limite à 22 Go de mémoire interne, sans logement microSD, ce qui représente tout de même près de 40 minutes de 4K. studioSport, qui lui décerne 8,6/10 après plusieurs semaines de vol, retient un engin que l'on ose emporter partout.

Décoller de la main, sans rien connaître au pilotage

La grande idée du Neo tient dans son fonctionnement autonome: il vole sans manette ni smartphone. On le tient à plat dans la paume, on choisit un mode au dos du drone, il reconnaît le visage de l'utilisateur, décolle, exécute sa figure puis revient se poser dans la main tendue. Six séquences automatiques sont disponibles (suivi, dronie, cercle, fusée, spotlight et un mode personnalisable regroupant spirale, boomerang et direction track), de quoi varier les angles sans la moindre notion de pilotage.

Pour aller plus loin, l'application DJI Fly transforme le smartphone en radiocommande, avec une portée Wi-Fi limitée à 50 m. Frandroid juge l'expérience peu agréable au doigt sur l'écran, nettement en retrait de la radiocommande RC-N3 optionnelle du pack Fly More. Le suivi de sujet reste le point fort: Presse-citron le dit fiable jusqu'à 20 km/h, suffisant pour une marche, un jogging ou un vélo à allure modérée, mais le Neo décroche dès que la cible accélère trop. Le pilotage vocal, lui, n'a rien d'indispensable et ne comprend que l'anglais.

Image 4K: convaincante au soleil, fragile à l'ombre

Le Neo embarque un capteur de 1/2 pouce de 12 Mpx couplé à un objectif ultra grand-angle (117,6° de champ) ouvrant à f/2,8. Il filme en 4K à 30 i/s et en 1080p jusqu'à 60 i/s; les photos sortent en 12 Mpx, au format JPEG uniquement, sans Raw. C'est le calibre d'un capteur de smartphone milieu de gamme, à ne pas confondre avec les nacelles plus ambitieuses des Mini 4 Pro ou Air 3.

En pleine lumière, le rendu est propre et la stabilisation électronique fait le travail. La presse s'accorde en revanche sur la fragilité dès que la lumière baisse: Les Numériques décrit des images ternes et bruitées par temps gris, tandis que TechGearLab ne note la qualité d'image que 5 sur 10 et pointe sa difficulté dans les écarts de lumière marqués. La compression et la stabilisation numérique laissent parfois apparaître une légère pixellisation. Pour des stories et des vidéos de réseaux sociaux, le compte est bon; pour un projet semi-pro, il faut viser plus haut.

En vol: agile au calme, vite débordé par les rafales

Au calme, le Neo se comporte bien: stable en stationnaire, vif dans les virages. DJI annonce 8 m/s en mode Sport et jusqu'à 16 m/s en mode manuel réservé au FPV. TechRadar mesure environ 21,6 km/h en mode Normal et 28,8 km/h en Sport, des vitesses modestes mais assez élevées pour rester collé à un cycliste.

Le talon d'Achille reste la prise au vent. Classé pour une résistance de niveau 4 seulement, le drone tangue dès que ça souffle. TechGearLab raconte l'avoir vu emporté assez loin de son point de décollage pour ne plus pouvoir y revenir, et Les Numériques l'a senti fortement ballotté en altitude, au point d'écourter ses vols. Aucune détection d'obstacles n'est présente, hormis les capteurs orientés vers le bas: c'est au pilote d'assurer la sécurité. Sur ce terrain, le DJI Mini 4K que nous avons testé garde l'avantage avec sa nacelle trois axes et sa meilleure tenue au vent.

Autonomie et recharge

La batterie de 1435 mAh est donnée pour 17 à 18 minutes par DJI, protections d'hélices retirées ou non. Dans la vraie vie, il faut tabler sur moins: Presse-citron relève environ 15 minutes effectives, et la marge fond encore en pilotage manuel ou par froid. Pour un drone pensé pour de courtes captures, cela suffit à enchaîner quelques QuickShots, mais les sessions de suivi prolongées imposent des batteries d'appoint.

La recharge demande environ 50 minutes par batterie en direct sur le drone. Le pack Fly More ajoute deux batteries et un hub capable de charger les trois accumulateurs en parallèle, en une heure environ avec une source assez puissante, ce qui rend l'ensemble autonome sur le terrain. Face à un Mini 4K crédité de 31 minutes par charge, le Neo reste un drone de courtes séquences plutôt que de longues balades aériennes.

Verdict

Le DJI Neo réussit son pari: rendre le vol filmé accessible à n'importe qui, sans manette, sans licence et sans appréhension. Son envol depuis la main, ses plans automatiques et son format de poche en font un compagnon idéal pour se filmer en balade ou alimenter ses réseaux. C'est ce qui explique l'écart d'appréciation de la presse, de 8,6/10 chez studioSport et 4/5 chez TechRadar à un 2,5/5 bien plus sévère chez Les Numériques, qui sanctionne ses limites en conditions difficiles.

Car les compromis sont réels: une nacelle à un seul axe, une mémoire non extensible, des moteurs criards et une tenue approximative dès que les bourrasques s'invitent. Signé DJI, le Neo vise les débutants et les créateurs occasionnels, pas les pilotes exigeants. À noter qu'un Neo 2, sorti fin 2025, corrige une partie de ces réserves (détection d'obstacles, 4K à 60 i/s, meilleure résistance aux rafales); le premier Neo conserve l'avantage d'un tarif plancher pour s'initier.

Questions fréquentes

Le DJI Neo peut-il voler sans manette ni smartphone ? +

Oui. Après une activation initiale via l'app DJI Fly, on sélectionne un mode au dos du drone, il décolle de la paume et revient s'y poser.

Faut-il un brevet pour piloter le DJI Neo ? +

Non. Avec 135 g, il entre dans la classe C0, sous le seuil des 250 g: aucune formation n'est exigée, seul un enregistrement gratuit sur le site de la DGAC est nécessaire.

Quelle est l'autonomie réelle du DJI Neo ? +

DJI annonce 17 à 18 minutes. Presse-citron relève plutôt 15 minutes effectives, et un peu moins en pilotage manuel ou par temps froid.

Le DJI Neo filme-t-il vraiment en 4K ? +

Oui, en 4K à 30 images par seconde, et en 1080p jusqu'à 60 i/s. Les photos sont en 12 Mpx, au format JPEG uniquement.

Vaut-il mieux attendre le DJI Neo 2 ? +

Le Neo 2, sorti fin 2025, ajoute la détection d'obstacles, la 4K à 60 i/s et une meilleure tenue au vent. Le premier Neo reste plus abordable pour débuter.


§02 6 sources notées agrégées
studioSport
Après plusieurs semaines de vol, un mini-drone abouti et très accessible, dont le suivi de sujet impressionne au regard du tarif.
studioSport
Après plusieurs semaines de vol, un mini-drone abouti et très accessible, dont le suivi de sujet impressionne au regard du tarif.
8,6/10 Lire →
TechRadar
Des options de pilotage pour tous les profils et une prise en main enfantine, mais une capture photo et vidéo qui reste basique.
TechRadar
Des options de pilotage pour tous les profils et une prise en main enfantine, mais une capture photo et vidéo qui reste basique.
4/5 Lire →
Presse-citron
Un petit drone ludique et facile à prendre en main, au suivi précis, qui produit de très bons résultats au regard de son prix.
Presse-citron
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8,5/10 Lire →
Les Numériques
Pas cher et d'une simplicité déconcertante, mais bruyant, vite ballotté par le vent et en peine dès que la lumière baisse.
Les Numériques
Pas cher et d'une simplicité déconcertante, mais bruyant, vite ballotté par le vent et en peine dès que la lumière baisse.
2,5/5 Lire →
TechGearLab
Vidéo stable et format ultra-portable, mais des performances de vol poussives et une mauvaise tenue au vent.
TechGearLab
Vidéo stable et format ultra-portable, mais des performances de vol poussives et une mauvaise tenue au vent.
4,4/5 Lire →
Frandroid
Un drone de poche taillé pour les réseaux, réussi en mode autonome mais limité en vitesse et décevant à la radiocommande.
Frandroid
Un drone de poche taillé pour les réseaux, réussi en mode autonome mais limité en vitesse et décevant à la radiocommande.
7/10 Lire →