Mammotion Yuka Mini 2 : un robot tondeuse sans fil qui mise tout sur le LiDAR
Pose en dix minutes sans câble à enterrer, puis il s'occupe seul de la pelouse.
Synthèse de 5 sources notées.
+ Points forts
- Navigation LiDAR fiable à l'ombre comme le long des murs
- Installation sans fil périmétrique en une dizaine de minutes
- Tonte régulière et méthodique sur terrain plat
- Batterie amovible et garantie de 3 ans
- Détection de plus de 300 obstacles via l'IA embarquée
− Points faibles
- Coupe des bordures perfectible, un coupe-bordure reste utile
- Hauteur de coupe plafonnée à 60 mm
- Application riche mais confuse à la première prise en main
- Deux roues motrices seulement, limité sur terrain très accidenté
Caractéristiques
| Navigation | LiDAR 360° + double caméra 1080p, IA 300+ obstacles |
|---|---|
| Précision LiDAR | ±2 cm, portée 60 m |
| Surface conseillée | jusqu'à 1000 m² (versions 500 et 800 aussi) |
| Largeur de coupe | 190 mm, 5 lames pivotantes |
| Hauteur de coupe | 20 à 60 mm, réglage manuel |
| Batterie | 6,1 Ah Li-ion amovible |
| Autonomie annoncée | environ 135 min par charge |
| Pente maximale | 45 % (24°) |
| Étanchéité | IPX6 |
| Connectivité | Wi-Fi 2,4 GHz, Bluetooth, module 4G en option |
| Zones de tonte | jusqu'à 10 (modèle 1000) |
| Garantie | 3 ans, indice de réparabilité élevé |
Design et installation : du sans-fil prêt en quelques minutes
Le Yuka Mini 2 reprend le châssis compact de la première génération, mais troque la coque grise contre un plastique blanc brillant. Le robot mesure environ 52 x 41 x 28 cm pour près de 11 kg, un gabarit qui se soulève sans peine grâce à la poignée avant. La certification IPX6 autorise un rinçage au tuyau d'arrosage, pratique car la robe claire se salit vite après une session. La hauteur de coupe se règle à la main, via une molette, de 20 à 60 mm, et le disque embarque cinq lames pivotantes pour une largeur de tonte de 190 mm.
L'absence de fil périmétrique est le vrai argument de mise en route. Reste à poser la station de charge, qui ne contient aucun module de localisation et s'installe donc librement. Clubic boucle l'opération en une dizaine de minutes, vis et tournevis étant fournis dans la boîte. Actu.fr compte plutôt 45 minutes en intégrant la cartographie complète du jardin, ce qui reste raisonnable pour ce type d'appareil. Deux roues motrices crantées à l'arrière et deux roues folles à l'avant assurent la mobilité, avec une capacité d'ascension annoncée jusqu'à 45 % de pente.
Navigation LiDAR : le cap gardé là où le GPS lâche
Sur le modèle 1000, Mammotion remplace l'antenne RTK par un capteur LiDAR 360° logé dans une cage de protection, épaulé par une double caméra 1080p et une LED pour les fins de journée. Le constructeur annonce une portée de 60 mètres et une précision de 2 cm, avec une intelligence artificielle capable de reconnaître plus de 300 obstacles. La cartographie se fait en mode automatique sur un terrain bien délimité, ou en téléguidant le robot au joystick pour les jardins compliqués, jusqu'à dix zones reliées par des corridors.
L'intérêt du laser se révèle sous les arbres et le long des murs. EasyLawnMowing note que le LiDAR conserve une trajectoire stable là où un système RTK perd le signal satellite et bascule sur une caméra vite dépassée. Le principe rappelle la navigation des meilleurs aspirateurs robots que nous avons testés, transposée à l'extérieur. Les versions 500 et 800 s'appuient, elles, sur une navigation par caméras ou par RTK, moins à l'aise dans les zones couvertes. Mammotion a aussi rendu son service NetRTK iNavi gratuit à vie sur les modèles lancés depuis 2025, quand certains concurrents basculent vers un abonnement.
Tonte en usage : propre au centre, plus juste sur les bords
Sur terrain plat, la coupe fait l'unanimité. Le robot avance de façon méthodique, n'oublie pas les zones manquées et repasse en fin de cycle pour les traiter. Il adopte une trajectoire logique plutôt que des allers-retours hasardeux, ce qui homogénéise le résultat et réduit le temps de travail. Le système fonctionne en mulching : l'herbe est broyée puis redéposée au sol, sans bac à vider.
La détection d'obstacles s'avère convaincante sans être infaillible. CharlesTech observe qu'un jouet coloré est repéré aussitôt, mais qu'une gamelle métallique basse et peu contrastée peut échapper à l'IA. Le point faible récurrent reste la finition des bordures : Actu.fr mesure une bande non tondue de 20 à 25 cm autour des massifs et des murs, qui impose un passage au coupe-bordure pour un rendu net. Le robot se faufile néanmoins dans des passages dès 55 cm de large, un atout pour les jardins compartimentés. Avec ses deux roues motrices, il préfère les terrains relativement sains aux sols très accidentés, où un modèle à quatre roues motrices garde l'avantage.
Autonomie et bruit : des cycles courts mais bien gérés
Le 1000 embarque une batterie Li-ion de 6,1 Ah, amovible après quatre vis, un bon point pour la réparabilité. Le constructeur annonce environ 135 minutes de tonte par charge et une couverture pouvant atteindre 250 m² par cycle. En pratique, ces durées dépendent de la densité de l'herbe et du relief du terrain.
Clubic relève près de 130 minutes de fonctionnement avant un retour à la base, et un peu plus de deux heures pour une recharge complète ; pour un terrain de 200 m², il faut compter environ trois heures, recharge intermédiaire incluse. CharlesTech table plutôt sur 120 à 125 minutes par charge dans de bonnes conditions, l'écart venant des réglages et du terrain. Le logiciel calcule le niveau de batterie nécessaire pour finir le travail et reprend la tonte au point d'arrêt après la recharge. Côté nuisances, Les Alexiens mesurent 62 dB à un mètre, un niveau discret qui autorise des passages tôt le matin sans fâcher le voisinage. Pour un jardin proche de 1 000 m², mieux vaut prévoir une tonte étalée sur plusieurs créneaux.
Application et fonctions : complète mais déroutante au départ
L'application est le cœur de l'expérience et déploie un éventail de réglages large : angle de tonte pour varier le sens de coupe, sécurité nocturne, charge en heures creuses, ordre des itinéraires ou zones interdites. La gamme Mammotion partage cette interface d'un modèle à l'autre, du Yuka jusqu'au Luba.
Cette richesse a un revers : l'interface manque de clarté à la première prise en main, et certains réglages sont mal rangés, comme la vitesse de coupe qui ne se modifie qu'au lancement d'un cycle. Les testeurs signalent aussi des déconnexions Wi-Fi ponctuelles, un défaut hérité du premier Yuka Mini que Mammotion n'a pas corrigé, le robot n'acceptant que les réseaux 2,4 GHz. En compensation, le mode DropMow lance une tonte immédiate sans cartographie, le mode FPV diffuse l'image de la caméra en direct et un module 4G optionnel permet de garder la main hors couverture Wi-Fi. Une fois la logique de l'app assimilée, le robot se gère presque sans surveillance.
Verdict : un format mini avec une navigation de grand
Le Yuka Mini 2 n'invente rien mais affine une recette déjà éprouvée. Le LiDAR apporte une régularité de déplacement que peu de robots compacts proposent, la pose se fait sans câble à enterrer et la coupe est propre sur l'essentiel de la pelouse. L'ensemble du panel le situe parmi les références du moment pour les petits et moyens terrains.
Les réserves tiennent à la finition des bordures, à la hauteur de coupe plafonnée à 60 mm, à une application qui demande un temps d'adaptation et à une motricité deux roues qui montre ses limites sur les terrains chahutés. Pour un jardin plat, jusqu'à 1 000 m² et bien couvert en Wi-Fi, c'est l'un des choix les plus sûrs de 2026 ; les configurations très pentues ou morcelées regarderont vers un modèle à quatre roues motrices. Notre comparatif des robots tondeuses aide à le situer face aux autres références.
Questions fréquentes
Le Mammotion Yuka Mini 2 a-t-il besoin d'un fil périmétrique ? +
Non. Il se repère grâce à une navigation LiDAR et caméra (ou par caméras sur la version 500), sans câble à enterrer ni antenne à planter. La station de charge se pose librement.
Quelle surface le Yuka Mini 2 peut-il tondre ? +
La gamme couvre trois tailles de jardin : jusqu'à 500, 800 ou 1 000 m² selon le modèle. Le 1000, équipé du LiDAR, gère jusqu'à dix zones de tonte distinctes reliées par des corridors.
Le Yuka Mini 2 tond-il bien les bordures ? +
C'est sa principale limite. Actu.fr relève une bande non tondue de 20 à 25 cm le long des murs et des massifs, qu'il faut reprendre au coupe-bordure pour une finition impeccable.
Faut-il payer un abonnement pour la navigation ? +
Non. Mammotion a rendu son service NetRTK iNavi gratuit sans limite de durée sur les modèles lancés depuis 2025, dont le Yuka Mini 2. Aucun frais récurrent pour les fonctions de navigation avancée.
Le Yuka Mini 2 grimpe-t-il les pentes ? +
Le constructeur annonce une capacité de franchissement jusqu'à 45 % (environ 24°). Avec deux roues motrices seulement, il reste moins à l'aise que les modèles quatre roues motrices sur les terrains détrempés ou très accidentés.