DJI Osmo Pocket 4 : la reine du vlog affine sa recette et passe au D-Log 10 bits
Un capteur retravaillé, du 4K à 240 ips et 107 Go embarqués pour filmer sans y penser.
Synthèse de 8 sources notées.
+ Points forts
- Capteur 1 pouce retravaillé, bien meilleur en basse lumière
- Ralenti 4K à 240 ips réellement exploitable
- Profil D-Log 10 bits et 14 stops de plage dynamique
- 107 Go de stockage interne et transferts USB 3.1
- Bouton de zoom physique et ActiveTrack 7.0 fiables
− Points faibles
- Coque de protection rigide supprimée sur tous les packs
- Zoom numérique 4x inexploitable au-delà du 2x
- Aucune certification IP, nacelle motorisée exposée
- Format vertical plafonné à 3K
Caractéristiques
| Capteur | CMOS 1 pouce, équivalent 20 mm, f/2,0 |
|---|---|
| Photo | jusqu'à 37 Mpx en mode SuperPhoto (1:1) |
| Vidéo | 4K 60 ips, ralenti 4K jusqu'à 240 ips |
| Profil couleur | D-Log 10 bits, 14 stops de plage dynamique |
| Stabilisation | nacelle mécanique 3 axes, ActiveTrack 7.0 |
| Stockage | 107 Go internes + microSD jusqu'à 1 To |
| Connectique | USB-C 3.1 (800 Mo/s), Wi-Fi 6, Bluetooth 5.4 |
| Écran | OLED 2 pouces, 1000 nits, 100 % P3 |
| Audio | 3 micros, 4 canaux avec DJI Mic, audio spatial |
| Batterie | 1545 mAh, 80 % en 18 min, jusqu'à 240 min en 1080p/24 |
| Poids | 190,5 g (144,2 x 44,4 x 33,5 mm) |
| Prix de lancement | 479 € (bundle Essentiel) |
Design et prise en main
Posée à côté de la Pocket 3, la Pocket 4 ne se trahit qu'à l'inscription « Osmo » sous l'écran. DJI conserve son format de stylo épais (190,5 g pour 144,2 x 44,4 x 33,5 mm) et son écran OLED rotatif de 2 pouces, désormais annoncé à 1000 nits et 100 % du gamut P3. La vraie évolution se joue sur la façade : deux boutons physiques apparaissent quand l'écran bascule à l'horizontale, un déclencheur de zoom au pouce et une touche personnalisable à laquelle on assigne trois actions selon le nombre d'appuis.
Le joystick 5D gagne une commande proportionnelle et le démarrage reste immédiat : JVTECH juge les deux secondes annoncées presque sous-estimées tant la caméra filme vite après l'allumage. Comme sur les drones que nous avons testés chez DJI, l'ergonomie une main est aboutie.
Le revers tient en un mot : la coque rigide de protection disparaît de tous les packs, remplacée par un simple clip aimanté qui bloque la nacelle. Frandroid relève au passage une nacelle si sensible au vent qu'il n'a pas osé laisser la caméra posée sur une barrière lors d'un trail, faute de pas de vis intégré au châssis.
Image et vidéo
Le capteur reste un CMOS 1 pouce ouvrant à f/2,0 derrière un équivalent 20 mm, mais sa définition rejoint celle du 1 pouce des drones récents comme le DJI Mini 5 Pro : le mode SuperPhoto grimpe à 37 Mpx, contre 9,4 Mpx auparavant. En vidéo, DJI abandonne le D-Log M pour un vrai D-Log 10 bits et annonce 14 stops de plage dynamique.
Sur une scène en contre-jour avec fenêtre en arrière-plan, Clubic constate que les hautes lumières extérieures ne crament plus alors que les ombres intérieures restent propres, là où la Pocket 3 abandonnait. 01net confirme cette latitude accrue, précieuse pour qui étalonne ses rushes. La grande nouveauté reste le ralenti 4K à 240 ips, un débit réservé jusqu'ici à des boîtiers autrement plus lourds. Le zoom, lui, se dédouble : le 2x sans perte en 4K est irréprochable, mais le 4x numérique pixelise franchement. JVTECH signale aussi un flare violet marqué en plein contre-jour, limite classique d'une optique fixe à f/2,0 dans un tel format face aux autres caméras de poche.
Basse lumière
C'était le talon d'Achille de la Pocket 3. La Pocket 4 étend sa sensibilité à 12 800 ISO en vidéo standard et 25 600 ISO en mode faible luminosité, pour un gain annoncé de deux diaphragmes. Le progrès est réel sans relever du miracle.
Clubic cale sa sensibilité à 800 ISO en 4K/60 ips pour une image parfaitement exploitable, et monte jusqu'à 12 800 ISO en 4K/30 ips en activant l'option d'amélioration de l'image. De son côté, Engadget a filmé de nuit et obtient nettement plus de matière dans les ombres que sur la génération précédente. Presse-citron tempère toutefois : dans un stand de salon plongé dans le noir, le rendu reste en deçà de ce que sort un capteur plus grand. Le petit 1 pouce garde ses limites physiques, qu'aucun algorithme ne gomme entièrement.
Stabilisation et suivi
La nacelle mécanique 3 axes demeure l'argument massue de la gamme face aux stabilisations numériques qui rognent l'image. Tom's Guide obtient des panoramiques et des plans en marchant d'une fluidité que peu de solutions aussi compactes atteignent, même s'il peine, comme nous, à distinguer le gain réel par rapport à une Pocket 3 déjà excellente.
Le suivi progresse plus nettement. 01net décrit un contrôle moteur devenu prédictif, qui anticipe la trajectoire du poignet pour lisser les accélérations. L'ActiveTrack 7.0 accroche personnes, animaux et véhicules jusqu'au zoom 4x, mémorise trois visages et se pilote même par gestes de la main. Le contexte se tend cependant : l'Insta360 Luna, concurrente à double capteur, est attendue sur ce segment, et DJI prépare déjà une Pocket 4P équipée de deux optiques, absente de cette version standard.
Audio, stockage et autonomie
Point faible historique, l'audio se hisse enfin à niveau : trois micros captent une stéréo plus claire, l'appareil enregistre jusqu'à quatre canaux avec les DJI Mic et propose un mode spatial. Engadget nuance ce dernier : la voix de face y paraît lointaine, à réserver donc à des usages précis plutôt qu'au réglage par défaut.
Le quotidien change surtout grâce aux 107 Go de stockage interne couplés à l'USB 3.1, une première sur la gamme. Frandroid transfère 25 Go de rushes vers un MacBook Air M4 en 1 minute et 9 secondes, à des années-lumière de l'USB 2.0 de la Pocket 3. Côté endurance, la batterie passe à 1545 mAh (240 minutes annoncées en 1080p/24 ips, 80 % de charge en 18 minutes) : Presse-citron tient environ une journée et demie de tournage, quand Engadget retient une moyenne de deux heures et demie en 4K.
Verdict
La Pocket 4 ne réinvente rien : elle corrige méthodiquement les frustrations de la Pocket 3, du stockage à la colorimétrie en passant par la basse lumière et l'audio. Pour un primo-acheteur ou un possesseur de Pocket 2, c'est aujourd'hui la caméra stabilisée de poche la plus complète, d'autant que son ticket d'entrée baisse à 479 € contre 539 € au lancement de l'aînée.
Pour un utilisateur de Pocket 3, l'arbitrage est plus serré : Amateur Photographer juge les avancées trop mesurées pour justifier le rachat si l'on filme déjà en 4K standard, l'intérêt se concentrant sur le D-Log 10 bits, le ralenti 4K/240 ips et les transferts rapides. Reste la fausse note qui agace tout le panel, la protection rigide sacrifiée sur une caméra aussi fragile. En attendant la Pocket 4P à double optique, cette version standard s'impose comme la référence du vlog nomade, à condition d'accepter de lui acheter une housse.
Questions fréquentes
La DJI Osmo Pocket 4 est-elle étanche ? +
Non, elle ne dispose d'aucune certification IP et sa nacelle motorisée est exposée. Il faut la préserver de la pluie, de la poussière et des embruns. Pour les sports mouillés, une action cam reste plus adaptée.
Faut-il passer de l'Osmo Pocket 3 à la Pocket 4 ? +
Le gain se concentre sur le D-Log 10 bits, le ralenti 4K à 240 ips et le stockage interne. Si vous filmez déjà en 4K standard, l'écart est jugé trop mince par une partie de la presse pour justifier le rachat.
Quelle différence entre les bundles Essentiel, Standard et Créateur ? +
L'Essentiel à 479 € se limite à la caméra, un câble et une poignée. Le Standard à 499 € ajoute une pince de nacelle et une dragonne. Le Créateur à 619 € intègre le DJI Mic 3, une lumière d'appoint, un mini trépied et un objectif grand-angle.
Peut-on filmer en vertical en 4K ? +
Non, le format vertical est plafonné à 3K en 9:16. La 4K complète n'est accessible qu'en orientation paysage ; il faut pivoter la caméra pour retrouver la pleine définition.
93/100
Stabilisation mécanique et vidéo 4K nette dans un boîtier qui tient vraiment dans la main.
94/100
LiDAR frontal, nacelle rotative à 225° et vidéo 4K en 10 bits pour les créateurs nomades.
90/100
Détection d'obstacles à 360° et vidéo 4K soignée pour piloter sans permis, même débutant.