Xiaomi Redmi Watch 4 : une montre connectée à grand écran AMOLED sous les 100 €
Près de trois semaines d'autonomie et un boîtier en aluminium, pour le prix d'un simple bracelet.
Synthèse de 7 sources notées.
+ Points forts
- Grand écran AMOLED de 1,97 pouce très lisible
- Autonomie de 10 à 20 jours selon les réglages
- Boîtier en aluminium aux finitions soignées
- GPS multibande précis sans smartphone
- Appels Bluetooth au poignet
− Points faibles
- Suivi de fréquence cardiaque imprécis à l'effort
- Aucune application tierce ni paiement NFC
- Pas de stockage de musique embarqué
- Bracelet à la fermeture peu commode
Caractéristiques
| Écran | AMOLED 1,97", 390 x 450 px, 60 Hz, 600 cd/m² |
|---|---|
| Boîtier | aluminium, 47,5 x 41,1 x 10,5 mm, 31,5 g |
| Étanchéité | 5 ATM, natation en piscine |
| Batterie | 470 mAh, jusqu'à 20 jours annoncés |
| Recharge | câble magnétique propriétaire, sans charge rapide |
| GPS | multibande (GPS, Galileo, Glonass, BeiDou, QZSS) |
| Capteurs | cardio optique 4 canaux, SpO2, boussole, accéléromètre |
| Connectivité | Bluetooth 5.3, NFC sans paiement |
| Système | HyperOS, app Mi Fitness, 150+ modes sport |
| Compatibilité | Android 8+, iOS 12+ |
| Prix de lancement | 99,99 € |
Design et écran
Avec la Redmi Watch 4, Xiaomi abandonne le plastique de la génération précédente pour un boîtier en alliage d'aluminium surmonté d'une couronne rotative, un parti pris qui rappelle ouvertement l'Apple Watch. Le format reste imposant (47,5 x 41,1 x 10,5 mm), mais l'ensemble ne pèse que 31,5 g sans le bracelet, ce qui le rend supportable au poignet sur la durée.
La dalle AMOLED de 1,97 pouce affiche une définition de 390 x 450 pixels et grimpe à 600 cd/m². C'est suffisant en plein soleil sans rivaliser avec les 2 000 cd/m² des montres haut de gamme. Capital a mesuré des bordures de 2,5 mm autour de l'écran, vite oubliées grâce aux noirs profonds de l'Oled. La lisibilité fait consensus dans le panel, tout comme la critique d'une luminosité minimale un peu trop élevée la nuit.
L'étanchéité 5 ATM autorise la natation en piscine. Seul le bracelet en silicone, à la fermeture par passants, agace la plupart des testeurs. Pour un format moins encombrant, le Xiaomi Smart Band 9 Pro reste une alternative à considérer.
Interface et fonctions connectées
La Redmi Watch 4 inaugure HyperOS chez Redmi, une surcouche qui ressemble fortement à l'ancien Zepp OS. La navigation mêle écran tactile et couronne, avec un défilement fluide salué par l'ensemble de la presse. Plusieurs testeurs regrettent en revanche un retour haptique de la couronne purement cosmétique, déconnecté de l'affichage, et un tactile parfois capricieux.
Le système est volontairement fermé : aucune application tierce ne peut être installée. Pas de boutique d'applis, pas de stockage de musique, et si la puce NFC est bien présente, aucun partenariat bancaire n'ouvre la voie au paiement sans contact. La montre se contente de répliquer les notifications, de contrôler la lecture du smartphone et de passer des appels en Bluetooth, micro et haut-parleur à l'appui.
L'application Mi Fitness centralise les données et plus de 200 cadrans. Elle reste fonctionnelle mais datée, et l'absence d'écosystème applicatif creuse l'écart avec une montre sous Wear OS ou watchOS, capable d'installer Spotify, des messageries ou un assistant vocal.
Suivi sportif et GPS
Sur le terrain sportif, la Redmi Watch 4 mise sur un GPS multibande (GPS, Galileo, Glonass, BeiDou, QZSS) qui permet de courir sans smartphone. 01net relève une trace quasi identique à celle d'une Apple Watch Series 8 sur le même parcours, et Capital juge le tracé honnête, déviant peu du parcours réel hors zones très boisées. Tech Advisor nuance : la localisation reste correcte, mais d'autres montres du même prix font mieux en extérieur.
La montre revendique plus de 150 modes sportifs. Beaucoup ne se distinguent que par leur nom, sans métriques dédiées : les profils principaux (course, vélo, natation) restent les mieux servis, avec échauffement guidé et charge d'entraînement en fin de séance.
Un défaut revient dans presque tous les tests : la couronne, mal placée, déclenche des pressions involontaires qui interrompent le suivi en pleine activité. Pour un entraînement structuré, une montre dédiée comme la Garmin Forerunner 165 reste un choix plus sûr.
Santé et sommeil
C'est sur la précision cardiaque que le bât blesse. Le capteur optique passe à quatre canaux, mais les relevés divergent selon les médias. Frandroid obtient une courbe cohérente face à une ceinture Garmin HRM Pro Plus, avec un léger décalage, tandis que Les Numériques note des pics aberrants comparés à une ceinture Polar H10. Wareable va plus loin et mesure des moyennes inférieures d'environ 10 battements par minute à un Whoop et à une Garmin Epix Pro.
Le constat se durcit à l'effort : les séances fractionnées prennent le capteur en défaut, un point sur lequel le panel se rejoint. La saturation en oxygène et l'indice de stress restent, eux, purement indicatifs.
Le suivi du sommeil s'en sort mieux. Wareable détecte l'endormissement et le réveil à cinq ou dix minutes près d'un anneau Oura, même si la fréquence cardiaque nocturne ressort surévaluée. Les phases de sommeil valent ce que valent ces estimations sur tout wearable d'entrée de gamme.
Autonomie et recharge
L'autonomie est l'argument massue. La batterie de 470 mAh est créditée de 20 jours par Xiaomi, une promesse atteignable en bridant l'écran always-on et le suivi continu. Les relevés du panel convergent vers une réalité confortable. 01net perd environ 10 % par jour écran toujours allumé, soit une dizaine de jours entre deux charges, et Frandroid retrouve encore 40 % de batterie après sept jours tous capteurs activés.
En usage plus sobre, GPS peu sollicité, Capital a tenu vingt-deux jours. Cette endurance place la Redmi Watch 4 loin devant une Apple Watch, qu'il faut recharger tous les jours ou presque.
La contrepartie tient à la recharge : le câble magnétique propriétaire ne propose pas de charge rapide. Les Numériques a chronométré 1 h 49 pour un plein de 0 à 100 %, un temps long qui se fait toutefois oublier vu la rareté des passages sur le chargeur.
Verdict
La Redmi Watch 4 tient une promesse simple : offrir l'allure et l'écran d'une montre à 300 € pour un tarif d'entrée de gamme. Le grand AMOLED, le boîtier en aluminium, le GPS multibande et l'endurance composent un ensemble cohérent que peu de rivales égalent sous les 100 €.
Le compromis est assumé : un logiciel verrouillé, sans applications ni paiement, et des sportifs aguerris qui regarderont ailleurs. Les utilisateurs en quête d'une montre lisible, endurante et reliée à leurs notifications y trouveront leur compte. Depuis, Xiaomi a lancé la Redmi Watch 5, plus grande encore et donnée pour un capteur cardiaque revu : un modèle à comparer avant l'achat.
Pour situer cette montre face aux autres références du moment, notre sélection de montres connectées détaille les alternatives selon le budget et l'usage.
Questions fréquentes
La Xiaomi Redmi Watch 4 est-elle précise pour le sport ? +
Le GPS multibande tient ses promesses, mais plusieurs médias relèvent un capteur cardiaque qui décroche sur les efforts fractionnés. Elle convient à un usage loisir, moins à l'entraînement chronométré.
Quelle est l'autonomie réelle de la Redmi Watch 4 ? +
Xiaomi annonce 20 jours. En pratique, 01net est descendu à une dizaine de jours avec l'écran toujours allumé, tandis que Capital a dépassé trois semaines en usage léger, GPS peu sollicité.
Peut-on payer avec la Redmi Watch 4 ? +
Non. Elle embarque une puce NFC, mais Xiaomi n'a noué aucun partenariat bancaire : le paiement sans contact au poignet n'est pas disponible.
La Redmi Watch 4 fonctionne-t-elle avec un iPhone ? +
Oui, via l'application Mi Fitness, sur Android 8 et plus comme sur iOS 12 et plus. Certaines fonctions restent toutefois plus limitées qu'avec une Apple Watch.
85/100
Une semaine d'autonomie et un suivi cardio calé sur les ceintures de référence.
79/100
Nouvelle puce 3 nm, capteur cardiaque à 13 diodes et Wear OS 5 pour la montre Android grand public.
71/100
Un grand écran Oled lumineux et tout l'écosystème Google, dans un boîtier plume en aluminium.