Sony A6700 : l'autofocus du plein format dans un boîtier APS-C de 493 g
Le meilleur APS-C de Sony filme en 4K 120p et suit chien, oiseau ou avion sans faiblir.
Synthèse de 6 sources notées.
+ Points forts
- Reconnaissance de sujet IA héritée de l'Alpha 7R V
- 4K 60p suréchantillonnée depuis la 6K, en 10 bits 4:2:2
- Molette avant inédite et écran orientable sur rotule
- Capteur BSI 26 Mpx à l'aise jusqu'à 3200 ISO
- Vaste parc d'objectifs en monture E
− Points faibles
- Viseur OLED 2,36 Mpts daté et étriqué
- Un seul emplacement SD, pas de joystick AF
- Rafale sage à 11 i/s, mémoire tampon limitée
- Chauffe possible en 4K prolongée
Caractéristiques
| Capteur | APS-C BSI CMOS 26 Mpx stabilisé |
|---|---|
| Processeur | double Bionz XR + puce IA dédiée |
| Autofocus | 759 points, 93 % de couverture, jusqu'à -3 IL |
| Stabilisation | capteur 5 axes, 5 IL annoncés |
| Rafale | 11 i/s en obturateur mécanique ou électronique |
| Vidéo | 4K 60p (6K suréchantillonné), 4K 120p avec crop 1,6x |
| Codec vidéo | 10 bits 4:2:2, S-Log3 et S-Cinetone, LUT |
| Écran | 3 pouces orientable sur rotule, 1,03 Mpts tactile |
| Viseur | OLED 0,39 pouce, 2,36 Mpts |
| Stockage | 1 emplacement SD UHS-II |
| Autonomie | NP-FZ100, 570 vues CIPA (écran) |
| Gabarit | 493 g, châssis magnésium tropicalisé |
Design et prise en main
Quatre ans après l'A6600, Sony ne bouleverse pas la recette. L'A6700 conserve la silhouette anguleuse de la gamme et son viseur logé à l'extrême gauche, mais gagne une molette crantée à l'avant, une première sur un boîtier APS-C de la marque. Associée à la roue arrière et à la nouvelle bascule photo/vidéo/S&Q, elle rend le pilotage à une main nettement plus fluide.
Le boîtier reste léger, 493 g avec batterie et carte, dans un corps en alliage de magnésium tropicalisé. Frandroid apprécie l'équilibre poids/encombrement, tout en relevant une prise en main contraignante pour les grandes mains sur les longues sessions. Deux renoncements agacent à ce tarif : l'absence de joystick pour déplacer le collimateur et l'unique emplacement pour carte SD. Face au Fujifilm X-E5, encore plus compact, l'A6700 mise moins sur la finesse que sur la polyvalence. Il s'inscrit dans la lignée des hybrides APS-C taillés pour les experts.
Qualité d'image
Le capteur CMOS BSI de 26 Mpx n'ajoute que 2 Mpx face à l'A6600 et reste en deçà des 32,5 Mpx du Canon EOS R7 ou des 40 Mpx du Fujifilm X-T5. En pratique, la définition suffit et la contrepartie tient dans une bonne tenue en montée en sensibilité. Les Numériques conserve tous les détails jusqu'à 1600 ISO, juge l'image encore très bonne à 3200 ISO et situe l'apparition d'un bruit gênant à 6400 ISO. Frandroid voit le grain poindre vers 2000 ISO, sans dégradation marquée jusqu'à 8000 ISO.
La colorimétrie fait consensus : le Labo de L'Éclaireur Fnac lui attribue 10/10 sur ce critère, saluant des couleurs riches et fidèles. Le piqué et la restitution des couleurs sont les vrais atouts du boîtier, à condition de l'associer à de bonnes optiques. La plage de sensibilité grimpe jusqu'à 102 400 ISO, deux fois plus haut que ses rivaux directs, même si ces valeurs restent d'appoint.
Autofocus et rafale
C'est le grand saut de cette génération. L'A6700 hérite de la puce IA inaugurée par l'Alpha 7R V plein format, avec 759 points couvrant 93 % de l'image et la reconnaissance en temps réel des humains, animaux, oiseaux, insectes et véhicules. TechRadar décrit un suivi qui s'accroche au sujet avec une précision tenace, même en cadrant à la volée. En basse lumière, Frandroid confirme un autofocus opérationnel jusqu'à -3 IL, un vrai gain sur l'A6600.
La rafale, elle, n'a pas suivi. Le boîtier plafonne à 11 i/s comme son aîné, et la mémoire tampon reste chiche : Les Numériques ne relève que 59 fichiers raw avant ralentissement, soit environ cinq secondes de déclenchement. Pour de l'action soutenue, le Canon EOS R50 et son obturateur électronique rapide, ou l'EOS R7 et ses 30 i/s, gardent l'avantage. L'obturateur mécanique reste bloqué au 1/4000 s, le 1/8000 s n'étant accessible qu'en mode électronique.
Vidéo
Sur le terrain vidéo, l'A6700 emprunte le capteur de la caméra FX30 et en tire de vrais bénéfices. Il filme en 4K jusqu'à 60p suréchantillonnée depuis la 6K, en 10 bits 4:2:2, avec les profils S-Log3 et S-Cinetone et la prise en charge des LUT. DPReview mesure un rolling shutter d'environ 64 ms en raw, ramené à près de 25 ms en lecture JPEG, un compromis correct pour un capteur non empilé.
Deux limites tempèrent l'enthousiasme. Le 4K 120p impose un recadrage de 1,6x qui rogne l'angle de champ, et la stabilisation capteur montre ses limites caméra au poing : TechRadar observe des tremblements résiduels en marchant, malgré le mode actif. Pour du run-and-gun, un gimbal reste conseillé. La copie vidéo n'en demeure pas moins solide pour un hybride pensé d'abord pour la photo, et dépasse ce que proposent beaucoup de rivaux à ce prix.
Visée, autonomie et connectivité
Le viseur est la fausse note. La dalle OLED de 0,39 pouce plafonne à 2,36 millions de points, une définition datée que Les Numériques qualifie de grosse déception à ce niveau de prix, d'autant qu'elle est divisée par deux en cadence 120 Hz. Phototrend partage le constat d'une visée étriquée. En face, l'écran de 3 pouces sur rotule, entièrement orientable, rend enfin justice au vlog et à l'autoportrait.
L'autonomie reste un point fort de la gamme. La batterie NP-FZ100 est annoncée à 570 vues par charge (norme CIPA sur l'écran), et la recharge passe par l'USB-C. La connectique associe entrées micro et casque, une sortie micro-HDMI et un port USB 3.2 Gen 2. Un seul emplacement SD UHS-II subsiste toutefois, sans slot CFexpress, ce qui limitera les vidéastes les plus gourmands en débit.
Verdict
L'A6700 s'impose comme le meilleur hybride APS-C de Sony, et le mieux placé pour qui veut la reconnaissance de sujet du plein format sans en payer le tarif. La presse est largement convaincue : 4/5 pour Les Numériques, 8/10 pour Frandroid, 88/100 pour DPReview, dans un mouchoir de poche. Ses qualités d'image et son autofocus placent la barre haut.
Restent des choix conservateurs que Sony aurait pu s'épargner sur son fleuron : viseur d'un autre âge, stockage unique, rafale sage. Ceux qui visent l'action pure lorgneront le Canon EOS R7, les amateurs de haute définition le Fujifilm X-T5. Mais pour un boîtier léger, polyvalent et taillé pour la vidéo comme pour le voyage, l'A6700 demeure une valeur sûre. Il cohabite désormais avec des modèles plus récents, sans avoir été détrôné dans le haut de gamme APS-C de la marque.
Questions fréquentes
Le Sony A6700 est-il un bon choix pour la vidéo ? +
Oui, il filme en 4K 60p suréchantillonnée depuis la 6K, en 10 bits 4:2:2, avec profils S-Log3 et prise en charge des LUT. Le 4K 120p impose toutefois un recadrage de 1,6x et la stabilisation reste perfectible caméra au poing.
Quelle différence entre le Sony A6700 et l'A6600 ? +
L'A6700 apporte un nouveau capteur 26 Mpx BSI, la puce IA de reconnaissance de sujet, une molette avant, un écran orientable sur rotule et la vidéo 4K jusqu'à 120p. L'ergonomie et l'autofocus font un net bond en avant.
Le Sony A6700 chauffe-t-il en vidéo ? +
En 4K prolongée et par temps chaud, plusieurs testeurs constatent une montée en température pouvant déclencher une coupure de sécurité. En photo et en vidéo par séquences courtes, le phénomène reste marginal.
Faut-il choisir le Sony A6700 ou le Fujifilm X-T5 ? +
Le X-T5 offre plus de définition (40 Mpx) et un meilleur viseur, quand l'A6700 domine sur l'autofocus IA et la vidéo 4K 120p. Le choix dépend de votre priorité, photo de détail ou hybride photo-vidéo réactif.
Le Sony A6700 convient-il à un débutant ? +
Ses automatismes et son suivi de sujet le rendent accessible, mais son système de menus reste dense et son tarif le destine surtout aux passionnés qui veulent progresser.
88/100
Un boîtier pensé pour shooter d'une seule main, du déclic aux simulations de film.
76/100
375 g sur la balance et un suivi de sujet hérité des boîtiers experts de Canon.
71/100
Le ticket d'entrée vers les objectifs RF, dans un boîtier de 356 g pensé pour les novices.