JBL Go 4 : la mini-enceinte étanche à moins de 50 € au son étonnamment équilibré
Format de poche, appli JBL Portable et Auracast : la plus petite enceinte du fabricant à la loupe.
Synthèse de 6 sources notées.
+ Points forts
- Format ultra-compact de 190 g qui tient dans une poche
- Étanchéité IP67 et robustesse éprouvée aux chutes
- Signature sonore homogène à volume modéré
- Bluetooth 5.3 multipoint et Auracast pour l'appairage
- Commandes complètes et suivi via l'appli JBL Portable
− Points faibles
- Grave en net retrait et puissance plafonnée dès 50 %
- Autonomie en recul par rapport à la JBL Go 3
- Ni entrée jack ni microphone mains-libres
- Port USB-C exposé, sans capot de protection
Caractéristiques
| Haut-parleur | transducteur large bande de 45 mm, 4,2 W |
|---|---|
| Bluetooth | 5.3, codec SBC, connexion multipoint |
| Auracast | appairage stéréo ou multi-enceintes JBL compatibles |
| Autonomie annoncée | 7 h, +2 h avec Playtime Boost |
| Étanchéité | IP67, résistance à l'eau et à la poussière |
| Recharge | port USB-C, dépannage possible d'un smartphone |
| Dimensions et poids | 94,3 x 75,7 x 42,2 mm pour 190 g |
| Application | JBL Portable, égaliseur 5 bandes et mises à jour |
| Coloris | 8 finitions (noir, blanc, rouge, bleu, violet, rose, sable, camo) |
| Prix de lancement | 49,99 € |
Un concentré nomade taillé pour l'extérieur
Avec ses 94,3 x 75,7 x 42,2 mm pour 190 g, la Go 4 se glisse dans une poche arrière de jean et pèse moins qu'un smartphone. JBL n'a pas bouleversé la formule de la Go 3, mais a étendu les inserts en silicone sur la quasi-totalité du cadre, ce qui améliore la préhension et amortit mieux les chocs. La grille en tissu maillé, tissée à partir de matériaux recyclés, reste sobre sans faire bon marché, et une petite sangle permet d'accrocher l'enceinte à un sac.
Surtout, l'objet encaisse. Frandroid rapporte que plusieurs chutes n'ont ni marqué ni déréglé son exemplaire, et la certification IP67 autorise la poussière, le sable et une immersion d'une trentaine de minutes. Cette robustesse reste le premier argument de la Go 4 parmi les enceintes Bluetooth les plus compactes du marché. Un détail agace toutefois : le port USB-C n'est protégé par aucun capot, ce qui expose le connecteur à l'oxydation à force d'usages humides.
Des commandes complètes et l'appli JBL Portable
Longtemps trop dépouillées, les commandes de la gamme Go gagnent enfin le retour à la piste précédente, accessible par triple appui sur le bouton de lecture. Les touches en relief se repèrent au toucher et se manipulent sans regarder l'enceinte, y compris les mains mouillées. Il manque toujours un microphone pour la fonction mains-libres, et l'unique LED ne donne qu'une indication grossière du niveau de batterie.
La vraie nouveauté est logicielle : la Go 4 entre dans l'application JBL Portable, qui débloque quatre préréglages, un égaliseur cinq bandes et les mises à jour du firmware. Le mode Playtime Boost, lui, tient de la fausse bonne idée : il grappille environ deux heures d'autonomie en creusant les basses. SoundGuys décrit alors un rendu très typé aigu, proche d'un mode voix, qu'il vaut mieux réserver au dépannage. Sans lui, l'ergonomie de la Go 4 couvre désormais l'essentiel de ce qu'on attend d'une enceinte de ce prix.
Bluetooth 5.3, Auracast et multipoint
La Go 4 assume son statut de pur produit sans-fil : pas de prise jack, seulement une puce Bluetooth 5.3 au codec SBC. En contrepartie, elle récupère des fonctions absentes de la Go 3. Le multipoint autorise deux sources connectées en même temps, le Google Fast Pair simplifie l'appairage sur Android, et deux Go 4 peuvent former une paire stéréo.
La grande bascule s'appelle Auracast. Cette brique du Bluetooth LE Audio remplace peu à peu le PartyBoost maison et relie plusieurs enceintes JBL compatibles. La mise en œuvre n'est pas encore parfaite : What Hi-Fi? pointe un défaut de synchronisation entre deux unités en mode stéréo, avec un léger décalage audible. Côté latence, Les Numériques mesure 110 ms, une valeur très basse pour la catégorie mais encore perceptible quand on regarde une vidéo. Sur le terrain de la connectique, la Go 4 rattrape une bonne partie de son retard.
Une qualité sonore homogène mais bridée par le format
Pour un volume d'air aussi réduit, la Go 4 étonne par sa cohérence à niveau d'écoute modéré. Son transducteur large bande de 45 mm restitue des médiums propres et des voix soignées, sans l'agressivité que l'on redoute sur ce type d'objet. La descente dans le grave s'arrête en revanche autour de 90 Hz, seuil sous lequel le niveau chute nettement, comme le relève Frandroid. SoundGuys parle d'un rendu très centré sur le médium, faute d'assise dans le bas du spectre.
Poussée au-delà de 50 à 60 % du volume, l'enceinte ne tient plus le bas-médium et durcit le haut du spectre. Le Labo Fnac chiffre la limite : 77 dB à 100 Hz, un niveau modeste qui cantonne la Go 4 à une écoute de proximité. La comparaison recadre les attentes : What Hi-Fi? juge la Tribit Stormbox Micro 2, à peine plus grande, plus naturelle sur les voix, et TechRadar confirme que les infrabasses restent inaudibles. La Go 4 vise l'équilibre, pas la puissance ni le grave profond.
Autonomie et recharge
C'est le chapitre où les mesures divergent le plus, car tout dépend du volume retenu. À 50 %, Les Numériques obtient 9 h 40, tout en soulignant le recul face aux 12 h 30 relevées sur la Go 3, et l'endurance tombe à 3 h 45 dans les derniers crans. TechRadar pousse même jusqu'à près de dix heures dans des conditions comparables, quand le Labo Fnac ne mesure que 6 h 30 sur son propre banc.
Ces écarts disent une chose : la promesse de sept heures affichée par JBL est prudente à faible volume, intenable dès qu'on monte le son. Dans tous les cas de figure, la Go 4 tient moins longtemps que sa devancière. La recharge complète par USB-C réclame environ 2 h 30, l'enceinte pouvant continuer à jouer pendant la charge, voire dépanner un smartphone à court de batterie.
Verdict
En quatre générations, la formule Go n'a rien perdu de son évidence. La Go 4 réussit ce qu'on attend d'une enceinte d'appoint : un son cohérent et intelligible, une résistance à toute épreuve et des fonctions sans-fil enfin modernes, Auracast et multipoint en tête. Le revers tient à la physique du format, le grave reste discret, la puissance plafonne vite et l'autonomie recule face à la Go 3. C'est une enceinte de proximité, pas une sono de terrasse, et elle assume ce rôle pour qui veut un objet nomade à petit prix.
Lancée à 49,99 € et souvent proposée sous les 40 €, elle reste une référence du rayon à petit prix, à condition d'accepter sa parenté avec les autres enceintes JBL. Depuis avril 2026, la Go 5 lui succède avec un amplificateur un peu plus musclé ; la Go 4, désormais soldée, garde l'atout du tarif. Pour rester dans l'audio nomade à petit budget, notre test du Sony WH-CH520 complète la réflexion.
Questions fréquentes
La JBL Go 4 est-elle vraiment étanche ? +
Oui. Sa certification IP67 lui permet de résister à la poussière et à une immersion à un mètre pendant trente minutes, de quoi la poser au bord d'une piscine sans crainte.
Quelle est l'autonomie réelle de la JBL Go 4 ? +
JBL annonce 7 heures. À 50 % du volume, Les Numériques relève 9 h 40 et TechRadar près de dix heures, tandis que le Labo Fnac mesure environ 6 h 30 sur son protocole. Comptez beaucoup moins à fort volume.
Peut-on associer deux JBL Go 4 en stéréo ? +
Oui, deux Go 4 se jumellent en stéréo via l'application JBL Portable ou le bouton Auracast. L'enceinte peut aussi rejoindre d'autres modèles JBL compatibles Auracast.
La JBL Go 4 dispose-t-elle d'une prise jack ? +
Non. Elle se limite au Bluetooth 5.3 ; le port USB-C ne sert qu'à la recharge, pas à une écoute filaire.
Vaut-il mieux attendre la JBL Go 5 ? +
Sortie en avril 2026, la Go 5 lui succède avec un ampli un peu plus puissant. La Go 4, désormais soldée, reste pertinente si le budget prime.