Google Pixel Watch 4 : la montre Android qui mise tout sur Gemini et son écran
Recharge express, suivi santé complet et IA au poignet : la formule Google arrive à maturité.
Synthèse de 6 sources notées.
+ Points forts
- Écran Actua 360 bombé et très lumineux (3000 nits)
- Gemini réactif, activable d'un lever de poignet
- Recharge express, 50 % en quinze minutes
- Suivi cardio fiable, capteurs santé complets
- Conception réparable, écran et batterie remplaçables
− Points faibles
- Autonomie de deux à trois jours, à recharger souvent
- GPS encore imprécis en ville malgré le double fréquence
- Deux applications séparées : Pixel Watch et Fitbit
- Coach IA et SOS satellite pas encore actifs en France
Caractéristiques
| Système | Wear OS 6, compatible Android uniquement |
|---|---|
| Écran | AMOLED LTPO Actua 360, 320 ppp, jusqu'à 3000 nits |
| Tailles | 41 mm (31 g) ou 45 mm (36,7 g), 12,3 mm d'épaisseur |
| Puce | Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2, 2 Go RAM, 32 Go |
| Batterie | 325 mAh (41 mm) / 455 mAh (45 mm) |
| Autonomie annoncée | 30 h (41 mm) / 40 h (45 mm) écran allumé |
| Recharge | environ 50 % en 15 minutes |
| Santé | cardio optique, ECG, SpO2, température cutanée, stress (cEDA) |
| GPS | double fréquence L1+L5, plus de 40 modes sportifs |
| Connectivité | Bluetooth 6.0, Wi-Fi 6, NFC, 4G LTE en option |
| Résistance | IP68 et 5 ATM (étanche à 50 m) |
| Assistant | Gemini, activable au lever de poignet |
Quatre générations auront suffi à Google pour transformer une montre balbutiante en l'une des rares vraies alternatives Android à l'Apple Watch. La Pixel Watch 4 ne bouleverse pas la recette de la Pixel Watch 3, mais elle corrige plusieurs irritants et installe l'assistant Gemini au poignet. De quoi se hisser parmi les meilleures montres connectées du moment, face à la Samsung Galaxy Watch 8 et à l'Apple Watch Series 11 ?
Design et confort
La Pixel Watch 4 conserve son boîtier circulaire en galet, tout en rondeur et sans corne, qui se fond sous n'importe quel bracelet. Elle revient en deux tailles, 41 et 45 mm pour 12,3 mm d'épaisseur, avec un châssis en aluminium recyclé certifié IP68 et 5 ATM. La protection reste en Gorilla Glass 5 et non en saphir, un choix que plusieurs testeurs regrettent à ce tarif.
Au poignet, la montre se fait oublier grâce à ses 31 g en 41 mm. 01net souligne un ressenti premium et des ajustements précis entre métal et verre, quand Les Numériques retient des finitions impeccables. Le système d'attache du bracelet, par glissement, demande un temps d'adaptation pour le retrait. Nouveauté plus structurante, Google rend enfin la montre réparable : l'écran et la batterie peuvent être remplacés, là où l'essentiel de la concurrence reste scellé. Un vrai argument de durabilité sur un segment où l'on jette souvent l'appareil entier.
Un écran plus grand et plus lumineux
C'est l'évolution la plus visible. La dalle AMOLED LTPO Actua 360 adopte un verre bombé et gagne environ 10 % de surface utile grâce à des bordures affinées, sans agrandir le boîtier. La densité tient à 320 pixels par pouce et le rafraîchissement s'adapte de 1 à 60 Hz. Surtout, Google annonce un pic de luminosité de 3000 cd/m², contre 2000 sur la Pixel Watch 3.
Dans les faits, la lisibilité en plein soleil ne pose plus problème. Frandroid classe la dalle parmi les meilleures du marché et apprécie ses angles de lecture confortables, un constat partagé par tout le panel. Le mode always-on reste de la partie, avec une descente jusqu'à 1 cd/m² la nuit pour ne pas éblouir. On demeure toutefois sur un écran rond : certains libellés se retrouvent rognés sur les bords, et la planification automatique du mode coucher manque encore à l'appel, là où la Galaxy Watch 8 la propose.
Wear OS 6, Gemini et logiciel
La Pixel Watch 4 inaugure Wear OS 6 et la puce Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2, épaulée par 2 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage. L'interface Material 3 Expressive se montre fluide au quotidien, Frandroid disant n'avoir jamais été gêné par un ralentissement après les premiers lancements d'applications.
La vraie nouveauté tient à l'arrivée de Gemini, l'assistant de Google, en remplacement de Google Assistant. Au-delà des commandes simples, il répond à des requêtes complexes et formule des réponses contextualisées aux messages. Une option active les micros dès qu'on lève le poignet vers soi, sans prononcer de mot-clé : commode, et désactivable pour qui craint une écoute permanente. Le revers, c'est la dépendance à une connexion internet pour que l'assistant fonctionne. Le pilotage passe toujours par deux applications distinctes, Pixel Watch pour les réglages et Fitbit pour la santé, ce que la plupart des testeurs jugent contraignant. Le coach personnel dopé à l'IA, lui, n'est pas encore actif en France, tout comme le SOS par satellite.
Santé, sport et GPS
La panoplie de capteurs est complète : cardiofréquencemètre optique, ECG, oxymètre SpO2, température cutanée et mesure du stress par conductance électrique. Le suivi cardio convainc. 01net obtient en course des valeurs très proches de son Apple Watch Series 10 de référence, et TechRadar relève un écart moyen d'environ 13 bpm face à une ceinture Polar H10 sur quatre miles, acceptable pour un usage quotidien mais pas pour l'athlète exigeant.
Le passage au GPS double fréquence (L1 et L5) affine le tracé en extérieur dégagé, mais la ville reste un point faible reconnu par tout le panel. Presse-citron mesure 5,13 km sur une boucle urbaine de 5 km, un écart qu'il attribue aux rues étroites, alors qu'en pleine nature l'erreur tombe à quelques mètres face à une montre de sport Coros Pace Pro. La Pixel Watch 4 n'embarque pas de cartographie hors ligne : il faut ouvrir Google Maps pour naviguer, moins pratique que les tracés intégrés de certaines Garmin.
Autonomie et recharge
Longtemps talon d'Achille des Pixel Watch, l'endurance progresse nettement grâce à la batterie de 325 mAh en 41 mm (455 mAh en 45 mm) et à la meilleure gestion de Wear OS 6. Les Numériques mesure environ deux jours et demi en usage courant, quand Engadget tient autour d'un jour et demi en sollicitant davantage Gemini, soit le niveau d'une Apple Watch Series 11.
On reste loin des montres de sport endurantes, une Garmin visant plutôt la semaine. Presse-citron doit repasser par la charge toutes les 36 heures avec cinq séances GPS hebdomadaires. La recharge sauve la mise : le nouveau socle magnétique pose la montre sur la tranche, en mode réveil, et fait le plein en moins d'une heure. Engadget est passé de 37 à 62 % en six minutes, un confort qui change le rapport à la charge. Google annonce 50 % en quinze minutes.
Verdict
La Pixel Watch 4 est la Pixel Watch la plus aboutie à ce jour, et probablement la montre Wear OS la plus complète pour un utilisateur Android. Écran lumineux, Gemini réellement utile, suivi santé sérieux et recharge rapide forment un ensemble cohérent, salué par une presse française comme étrangère plutôt unanime, de 4/5 chez Les Numériques à 86/100 chez Engadget.
Le compromis se résume à un point : l'autonomie. Deux à trois jours suffisent à un usage connecté classique, mais imposent une recharge régulière et écartent la montre des profils ultra-sportifs, qui regarderont vers Garmin. Le GPS urbain et la double application Fitbit restent perfectibles. À 399 € pour la 41 mm Wi-Fi, soit le tarif de lancement de la génération précédente, elle affronte la Galaxy Watch 8 et l'Apple Watch Series 11 sans rougir. Pour un possesseur de smartphone Pixel ou Android, c'est aujourd'hui le choix le plus sûr ; les détenteurs d'une Pixel Watch 3 récente, eux, peuvent patienter.
Questions fréquentes
La Pixel Watch 4 fonctionne-t-elle avec un iPhone ? +
Non. Elle exige un smartphone sous Android 11 ou plus récent ; l'appairage avec iOS est impossible.
Quelle est l'autonomie réelle de la Pixel Watch 4 ? +
Les Numériques relève environ deux jours et demi en usage courant. Avec du GPS quotidien, comptez plutôt une recharge tous les deux jours.
Quelles différences avec la Pixel Watch 3 ? +
Écran plus grand et plus lumineux (3000 nits contre 2000), recharge plus rapide, GPS double fréquence, Gemini au poignet et conception réparable. Le design, lui, ne bouge presque pas.
Faut-il choisir la version 4G LTE ? +
La 4G permet d'appeler et de recevoir des notifications sans smartphone, et conditionne le SOS par satellite. Sinon, la version Wi-Fi à 399 € suffit pour un usage relié au téléphone.
La Pixel Watch 4 convient-elle aux sportifs ? +
Pour le suivi quotidien et le running occasionnel, oui. Pour l'ultra-endurance ou un GPS irréprochable en ville, une Garmin reste plus indiquée.
77/100
Trois semaines d'autonomie annoncées et un suivi santé complet, sans paiement sans contact ni applis.
79/100
La montre qui démocratise l'écran couleur chez Garmin, sans copier ses modèles à 400 €.
Sept ans de mises à jour et un module photo redoutable dans un format compact qui tient en main.